Ne laisse plus les malheurs du monde éteindre ta lumière.

Mis à jour : mars 8



Comment je suis passée d'un extrémisme destructeur à un état où je prends d'abord soin de moi pour, ensuite, donner le meilleur. 



Quand j'étais enfant, je m'imaginais qu'une fois adulte, j'aurais enfin le pouvoir de faire des choses pour changer le monde. À 19 ans, le constat fut lourd : l'âge n'y changeait rien. Je me sentais toujours aussi impuissante face aux malheurs.


À cette période (2008), j'ai commencé à sérieusement déprimer sur l'état du monde. On parlait déjà beaucoup d'écologie mais peu de gens agissaient réellement. Ces questions envahissaient mon esprit. Je pensais que le monde courait à sa perte, que nous allions droit dans le mur.


Quand j'en parlais, je voulais à tous prix faire comprendre aux autres à quel point nous étions foutus. De mon côté, je multipliais les petits gestes pour moins consommer. Moi qui adorais prendre une douche chaque jour, je me sacrifiais en me lavant seulement un jour sur trois. Je râlais aussi sur mes colocs quand leur douche m'avait semblé trop longue. Les pauvres...


Anecdote "croustillante": mon amie avec qui je partageais la chambre à ce moment m'a rappelé que je ne jetais pas l'eau des pâtes. Je mettais la casserole chaude dans notre chambre pour réchauffer la pièce et préserver l'énergie.


Dans ce contexte extrême, je ne voyais plus que le négatif. Les malheurs du monde prenaient de plus en plus de place dans mon esprit.



Si j'avais continué dans cette voie, je n'aurais certainement pas été la même personne aujourd'hui. Ça, vu le titre de l'article, vous le saviez déjà. Ce que vous ne savez pas en revanche, c'est l'endroit où s'est produit ce basculement: les toilettes du conservatoire Royal de Bruxelles! Lieu béni...


Ces fameuses toilettes, je m'y étais enfermée juste avant un cours. Je pleurais toutes les larmes de mon corps, effondrée de l'état du monde.


Là, d'une façon fulgurante, j'ai pris conscience que je n'aidais en rien le monde dans cet état mais qu'en plus, je me détruisais. À cette seconde de ma vie, j'ai pris la décision de ne plus me laisser aller dans cette spirale négative. J'ai pris ma vie en main. J'ai décidé d'aller vers le positif et ne plus alimenter ces idées sombres.


Ma première grande décision a été... d'aller chez le coiffeur! :)


Cette intention du positif, je l'ai conservée jusqu'à aujourd'hui. Je me protège aussi par différents moyens, en filtrant les informations qui arrivent à moi.


En 2013, j'ai lancé un groupe facebook, un geste pour le monde, pour encourager les actions positives. À ce moment, peu de choses bougeaient. Aujourd'hui, on voit plein d'initiatives positives fleurir un peu partout. Pourtant, jamais nous ne l'aurions imaginé il y a encore quelques années.


Au-delà des apparences, qui sait les prochains changements positifs qui nous attendent. Je veux croire que tous ces changements, positifs, toucheront de proche en proche un nombre de personnes toujours plus grand. Que ces changements s'accompagneront d'encore plus de conscience, d'intelligence, de joie.  Que notre système entier évolue vers de nouveaux systèmes plus justes, plus équilibrés, dans le respect de notre nature humaine et de la nature qui nous entoure.



En conclusions <3


  • Je peux être au courant de ce qui se passe dans le monde sans pour autant ruminer sans cesse ce qui va mal.

  • Je suis plus utile au monde en alimentant le positif, en moi et autour de moi.

  • Quand j'envisage l'avenir, je le fais à partir des données que j'ai, aujourd'hui, à disposition. J'oublie que la vie nous promet des surprises que nous ne pouvons pas même imaginer. 


Prenez soin de vous. Je vous invite à écouter cette sublime musique du concerto N°5 de Beethoven, pour piano.

https://www.youtube.com/watch?v=qSeg69d3CQ8





Citation de MARTIN LUTHER KING.

« L’obscurité ne chasse pas l'obscurité. SEULE LA LUMIÈRE PEUT LE FAIRE ».


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