Les cerveaux sur pattes.

Mis à jour : mars 18


Je ne suis pas un cerveau sur pattes. Vous non plus.

Pourtant, nous pouvons beaucoup nous comporter comme si c'était le cas.




Croire que l'on est un cerveau sur pattes, cela nous arrive souvent sans que l'on s'en rende compte. Voici quelques exemples...


Je me considère comme un cerveau sur pattes quand:


  • Je CROIS que je peux résoudre mes difficultés psychologiques sans rien changer, par ma simple volonté.

  • Je CROIS que je peux tout dépasser grâce au mental.

  • Je CULPABILISE de me sentir fatigué(e).

  • Je PENSE que je devrais toujours être en forme, au top.

  • Je PENSE que je devrais être capable de contrôler tout ce que je pense, tout ce que je ressens.

  • Je PENSE qu'il m'est possible de ne plus jamais ressentir une émotion, par la force de ma simple volonté.

  • Je CROIS que je peux améliorer mon bien-être sans rien changer mais en travaillant uniquement sur mon mental.

  • Je PENSE qu'un travail efficace sur moi-même devrait me faire accéder à un stade où je me sens bien tout le temps, indépendamment des situations et de ce qui m'entoure.


On entre alors dans une lutte intérieure pour ne plus avoir telle émotion, tel ressenti, telle pensée.


Si vous vous reconnaissez entre ces lignes, soyez rassuré(e), vous n'êtes pas seul. Si j'écris cet article, c'est aussi que j'ai longtemps été une experte de cette discipline.


La bonne nouvelle est que l'on peut prendre conscience de ces mécanismes pour tendre vers autre chose.


La première étape est de réaliser que nous avons peu de pouvoir sur ce qui nous traverse, que ce soit des sensations du corps, des pensées ou des émotions.


Si je vous dis "ne pensez pas à un éléphant rose", vous ne pouvez pas empêcher votre esprit de voir cela:



Si une émotion de tristesse vous traverse, vous ne pouvez pas décider qu'elle ne vous a pas traversé.


Si vous avez une sensation actuellement dans le corps, vous ne pouvez pas décider que vous ne la sentez pas.


Cela ne signifie pas que nous ne pouvons rien faire suite à ce qui nous traverse. Absolument pas! Mais une simple approche mentale n'est pas suffisante.










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Copyright©2020 Déborah Devreux